Le 20 juillet 2021 - À la suite de la réunion fédérale-provinciale-territoriale (FPT) des ministres de l'Agriculture du Canada la semaine dernière, le Conseil canadien de l'horticulture (CCH) exprime son soutien à l'établissement d'un code de conduite des distributeurs/détaillants au Canada en fonction d’une approche qui vise à rendre plus équitables les pratiques de vente au détail des aliments. La nécessité d'un tel document a été réaffirmée au cours de la réunion de la semaine dernière, de même que les plans pour faire avancer le cadre.

« Au nom des producteurs de fruits et légumes du Canada, nous sommes très reconnaissants aux ministres de l'Agriculture du Canada d'avoir reconnu l'importance de cette question pour notre secteur », a déclaré Rebecca Lee, directrice générale du CCH. « L'absence de pratiques établies dans ce domaine crée de nombreux défis pour nos producteurs et pose des complexités aux producteurs primaires, et le fait d'avoir une voie à suivre définie par le gouvernement est une étape productive. »

Les conclusions du groupe de travail FPT sur les frais de vente au détail confirment que de nombreux producteurs connaissent des conditions incertaines sur le marché.

Plus précisément, le rapport a mis en évidence les points suivants :

 « Les frais imposés par les détaillants sont tous les paiements effectués par les fournisseurs de nombreux détaillants en échange du stockage des produits dans les rayons et des coûts connexes. Si certains frais sont généralement acceptés, un nombre de plus en plus important d’autres frais sont considérés comme étant litigieux (p. ex. frais rétroactifs ou unilatéraux). »

« L’absence de prévisibilité et de transparence crée de l’incertitude qui, de l’avis de certains transformateurs, a une incidence sur leur désir d’investir et qui, selon les producteurs primaires, fait augmenter les coûts des fournisseurs pour les frais et les coûts d’administration connexes, sans possibilité de recours. Cette dynamique peut avoir d’autres effets sur la chaîne d’approvisionnement alimentaire, notamment en ajoutant des obstacles à l’accès au marché pour les petits transformateurs et producteurs, en ralentissant l’innovation et en créant des problèmes liés à l’approvisionnement et aux prix pour les détaillants indépendants. »

 

Le CCH se réjouit de l'engagement continu avec les partenaires de l'industrie pour élaborer le cadre visant à décrire les pistes potentielles de solutions. Tout au long de ce processus, les voix et les priorités des producteurs primaires - dont beaucoup sont de petites et moyennes entreprises - doivent être activement présentes à la table pour assurer une représentation équitable.

Pour de plus amples informations :

Jordan Boswell
Gestionnaire intérimaire, développement et recherche stratégique
Conseil canadien de l'horticulture
jboswell@hortcouncil.ca